1
/
of
1
Éditions Ravet-Anceau
Nuit de chine: Étrange cambriolage à la braderie
Nuit de chine: Étrange cambriolage à la braderie
Regular price
$6.99 USD
Regular price
Sale price
$6.99 USD
Shipping calculated at checkout.
Quantity
Couldn't load pickup availability
Pour résoudre leurs problèmes d'argent, trois couples de Roubaisiens décident de voler une toile de maître au musée des Beaux-arts de Lille. Ils profitent de la braderie pour éxecuter leur coup, mais on ne s'improvise pas gangster et rien ne se passe comme prévu. Le tableau leur échappe et se retrouve dans le salon d'une famille de braves chineurs. Le récupérer sera plus difficile que de cambrioler le musée. Les mésaventures de ces pieds-nickelés sont au coeur du premier roman policier de Bernard Thilie, roubaisien pure souche et amoureux de sa ville natale.
EXTRAIT
L’homme qui avait sonné à la porte d’entrée avait tout du croque-mort. Tout chez lui était sombre, le costume trois-pièces anthracite, les gants de cuir noir, les manières glaciales, un physique de grand inquisiteur sur un visage pourtant jeune. Il sentait le papier d’officine vieilli, pourri d’humidité. Son vrai métier, c’était fossoyeur d’espoir, exécuteur de basses œuvres. Cette situation ne semblait pas le gêner outre mesure, il était intimement persuadé d’exercer un métier honorable, d’utilité publique.
– Fernand Vandierendoncke, c’est bien ici ? Nous venons pour la saisie.
Antoinette, hargneuse, se tourna vers le fond du couloir d’où parvenaient des bruits d’ablution divers et variés :
– Fernand, on te demande, c’est ton heure de gloire. Tu vois, je te l’avais toujours dit. Avec tes idées de grandeur, il fallait que cela arrive un jour. (Elle se tourna vers l’homme.) Monsieur adore faire des dépenses somptuaires et jouer les riches. Il n’oublie qu’une seule chose : il faut toujours payer.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Bernard Thilie est né rue du Vieil-Abreuvoir à Roubaix dans un débit de tabac enfumé nommé « le Havane ». C’est à Roubaix qu’il a vécu une scolarité chaotique qui lui a permis de fréquenter la quasi-totalité des écoles de cette ville, lassant la patience des enseignants de cinq établissements sur les treize visités. Après un service militaire houleux dans l’artillerie, dont témoigne l’absence de clochers de certains villages du Poitou, il a sévi pendant quarante ans dans le monde fertile des engrais, milieu culturel s’il en est. Il a découvert la littérature à dix ans au travers de la comtesse de Ségur et depuis, lit en moyenne trois livres par semaine. En 2003, il réalise son rêve et se met à l’écriture. Sept romans à ce jour, dont une biographie de chef d’orchestre toujours à la recherche d’un éditeur courageux, une vision personnelle et vécue de mai 68, et la suite de Nuit de chine.
Aujourd’hui retraité, l’auteur coule des jours paisibles en Normandie sur les plages du débarquement, anciennement côté allemand, tout en jetant quotidiennement sur la mer un regard inquiet parce qu’on ne sait jamais.
Sa philosophie de la vie : une seule chose est certaine, c’est que rien n’est sûr.
EXTRAIT
L’homme qui avait sonné à la porte d’entrée avait tout du croque-mort. Tout chez lui était sombre, le costume trois-pièces anthracite, les gants de cuir noir, les manières glaciales, un physique de grand inquisiteur sur un visage pourtant jeune. Il sentait le papier d’officine vieilli, pourri d’humidité. Son vrai métier, c’était fossoyeur d’espoir, exécuteur de basses œuvres. Cette situation ne semblait pas le gêner outre mesure, il était intimement persuadé d’exercer un métier honorable, d’utilité publique.
– Fernand Vandierendoncke, c’est bien ici ? Nous venons pour la saisie.
Antoinette, hargneuse, se tourna vers le fond du couloir d’où parvenaient des bruits d’ablution divers et variés :
– Fernand, on te demande, c’est ton heure de gloire. Tu vois, je te l’avais toujours dit. Avec tes idées de grandeur, il fallait que cela arrive un jour. (Elle se tourna vers l’homme.) Monsieur adore faire des dépenses somptuaires et jouer les riches. Il n’oublie qu’une seule chose : il faut toujours payer.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Bernard Thilie est né rue du Vieil-Abreuvoir à Roubaix dans un débit de tabac enfumé nommé « le Havane ». C’est à Roubaix qu’il a vécu une scolarité chaotique qui lui a permis de fréquenter la quasi-totalité des écoles de cette ville, lassant la patience des enseignants de cinq établissements sur les treize visités. Après un service militaire houleux dans l’artillerie, dont témoigne l’absence de clochers de certains villages du Poitou, il a sévi pendant quarante ans dans le monde fertile des engrais, milieu culturel s’il en est. Il a découvert la littérature à dix ans au travers de la comtesse de Ségur et depuis, lit en moyenne trois livres par semaine. En 2003, il réalise son rêve et se met à l’écriture. Sept romans à ce jour, dont une biographie de chef d’orchestre toujours à la recherche d’un éditeur courageux, une vision personnelle et vécue de mai 68, et la suite de Nuit de chine.
Aujourd’hui retraité, l’auteur coule des jours paisibles en Normandie sur les plages du débarquement, anciennement côté allemand, tout en jetant quotidiennement sur la mer un regard inquiet parce qu’on ne sait jamais.
Sa philosophie de la vie : une seule chose est certaine, c’est que rien n’est sûr.
Share
