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Éditions Ravet-Anceau
Le mystère du fort de Bondues: Les "Bricoleux" reprennent du service
Le mystère du fort de Bondues: Les "Bricoleux" reprennent du service
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Au début des années 60, un adolescent découvre un des secrets de la Seconde Guerre mondiale : le plan menant au magot du général Rommel. Il décide alors de se lancer dans une chasse au trésor des nazis. Mais pour pouvoir s’approprier l’or du IIIe Reich, le jeune homme va devoir mener l’enquête, accompagné de personnages plus cocasses les uns que les autres. Entre monastères et tournées de bières, ils devront affronter les pièges cachés du fort de Bondues. Des pièges qui pourraient à nouveau tuer…
EXTRAIT
Otto, se flattait discrètement d’être antinazi. Sa conversion avait éclaté soudainement, le 20 juillet 1944 en fin de journée pour être précis, une sorte d’illumination à l’issue de l’attentat contre le Führer. L’information, démentie puis reconfirmée, avait fini par s’ébruiter. Personne ne connaissait le résultat des courses avec certitude et surtout pas les retombées possibles. Une prudence de félin prévalait, un pied vers l’avant et l’autre sur le recul, à la manière des chats.
Dans son entourage, à part Klaus solidaire, personne ne s’était encore aperçu de son revirement. Otto n’était pourtant pas le seul dans son cas, la liste s’allongeait au fil des défaites. Il savait l’aventure terminée et pourtant ne regrettait rien, estimant que le petit cordonnier de la province bavaroise en avait vu plus en dix ans qu’il n’aurait imaginé le faire en soixante-dix. Sa musette garnie de souvenirs, valait bien quelques sacrifices déontologiques. Néanmoins, Otto continuait à cirer ses bottes pour donner le change. Mais jamais celles des autres.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Bernard Thilie est né rue du Vieil-Abreuvoir à Roubaix dans un débit de tabac enfumé nommé « le Havane ». C’est à Roubaix qu’il a vécu une scolarité chaotique qui lui a permis de fréquenter la quasi-totalité des écoles de cette ville, lassant la patience des enseignants de cinq établissements sur les treize visités. Après un service militaire houleux dans l’artillerie, dont témoigne l’absence de clochers de certains villages du Poitou, il a sévi pendant quarante ans dans le monde fertile des engrais, milieu culturel s’il en est. Il a découvert la littérature à dix ans au travers de la comtesse de Ségur et depuis, lit en moyenne trois livres par semaine. En 2003, il réalise son rêve et se met à l’écriture. Sept romans à ce jour, dont une biographie de chef d’orchestre toujours à la recherche d’un éditeur courageux, une vision personnelle et vécue de mai 68, et la suite de Nuit de chine.
Aujourd’hui retraité, l’auteur coule des jours paisibles en Normandie sur les plages du débarquement, anciennement côté allemand, tout en jetant quotidiennement sur la mer un regard inquiet parce qu’on ne sait jamais.
EXTRAIT
Otto, se flattait discrètement d’être antinazi. Sa conversion avait éclaté soudainement, le 20 juillet 1944 en fin de journée pour être précis, une sorte d’illumination à l’issue de l’attentat contre le Führer. L’information, démentie puis reconfirmée, avait fini par s’ébruiter. Personne ne connaissait le résultat des courses avec certitude et surtout pas les retombées possibles. Une prudence de félin prévalait, un pied vers l’avant et l’autre sur le recul, à la manière des chats.
Dans son entourage, à part Klaus solidaire, personne ne s’était encore aperçu de son revirement. Otto n’était pourtant pas le seul dans son cas, la liste s’allongeait au fil des défaites. Il savait l’aventure terminée et pourtant ne regrettait rien, estimant que le petit cordonnier de la province bavaroise en avait vu plus en dix ans qu’il n’aurait imaginé le faire en soixante-dix. Sa musette garnie de souvenirs, valait bien quelques sacrifices déontologiques. Néanmoins, Otto continuait à cirer ses bottes pour donner le change. Mais jamais celles des autres.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Bernard Thilie est né rue du Vieil-Abreuvoir à Roubaix dans un débit de tabac enfumé nommé « le Havane ». C’est à Roubaix qu’il a vécu une scolarité chaotique qui lui a permis de fréquenter la quasi-totalité des écoles de cette ville, lassant la patience des enseignants de cinq établissements sur les treize visités. Après un service militaire houleux dans l’artillerie, dont témoigne l’absence de clochers de certains villages du Poitou, il a sévi pendant quarante ans dans le monde fertile des engrais, milieu culturel s’il en est. Il a découvert la littérature à dix ans au travers de la comtesse de Ségur et depuis, lit en moyenne trois livres par semaine. En 2003, il réalise son rêve et se met à l’écriture. Sept romans à ce jour, dont une biographie de chef d’orchestre toujours à la recherche d’un éditeur courageux, une vision personnelle et vécue de mai 68, et la suite de Nuit de chine.
Aujourd’hui retraité, l’auteur coule des jours paisibles en Normandie sur les plages du débarquement, anciennement côté allemand, tout en jetant quotidiennement sur la mer un regard inquiet parce qu’on ne sait jamais.
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