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Les Éditions L'Interligne
Yennenga
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Leitmotive sont les mots d’Angèle Bassolé-Ouédraogo qui vous charpentent un
pays, un continent. Le Ghana, le Burkina Faso. L’Afrique. Une Afrique qui rime avec
prière. On met ses mots en bouche et on obtient un goût de sable sur la langue ; il
faut se dresser et haranguer la terre, ne plus faire qu’un avec les éléments, malgré la déchirure intrinsèque qui nous condamne à la mort. Or la nature est omnisciente,
essentielle et perpétuelle comme l’est Dieu invoqué tout au long du poème Yennenga, qui clôt la trilogie commencée avec Sahéliennes en 2006 et poursuivie
avec Les Porteuses d’Afrique en 2007 aux Éditions L’Interligne. Dans cette nouvelle oeuvre, on retrouve la même intensité fiévreuse et inquiète liée à Yennenga, la fille unique et guerrière du roi Nédéga, et aux tambourinaires qui se relaient sur la côte et à l’intérieur des terres luxuriantes
pour prévenir l’imminente présence des négriers. Ces mots parlent haut et fort
de sacrifice et de dévotion, de sorte que les histoires minuscules de tous les jours
deviennent l’Histoire majuscule du dictionnaire. Angèle Bassolé-Ouédraogo nous convie par sa poétique contagieuse à un voyage dans les sens, coincé entre le derme et l’épiderme de la femme, à une
leçon de culture africaine portant sur les nombreux peuples de cette région
sahélienne aux prises avec leurs réalités, leurs vérités. Il est question du Temps
des ancêtres que l’on respecte et du Temps de la paix que l’on prie d’arriver.
pays, un continent. Le Ghana, le Burkina Faso. L’Afrique. Une Afrique qui rime avec
prière. On met ses mots en bouche et on obtient un goût de sable sur la langue ; il
faut se dresser et haranguer la terre, ne plus faire qu’un avec les éléments, malgré la déchirure intrinsèque qui nous condamne à la mort. Or la nature est omnisciente,
essentielle et perpétuelle comme l’est Dieu invoqué tout au long du poème Yennenga, qui clôt la trilogie commencée avec Sahéliennes en 2006 et poursuivie
avec Les Porteuses d’Afrique en 2007 aux Éditions L’Interligne. Dans cette nouvelle oeuvre, on retrouve la même intensité fiévreuse et inquiète liée à Yennenga, la fille unique et guerrière du roi Nédéga, et aux tambourinaires qui se relaient sur la côte et à l’intérieur des terres luxuriantes
pour prévenir l’imminente présence des négriers. Ces mots parlent haut et fort
de sacrifice et de dévotion, de sorte que les histoires minuscules de tous les jours
deviennent l’Histoire majuscule du dictionnaire. Angèle Bassolé-Ouédraogo nous convie par sa poétique contagieuse à un voyage dans les sens, coincé entre le derme et l’épiderme de la femme, à une
leçon de culture africaine portant sur les nombreux peuples de cette région
sahélienne aux prises avec leurs réalités, leurs vérités. Il est question du Temps
des ancêtres que l’on respecte et du Temps de la paix que l’on prie d’arriver.
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