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Julien Bonin
Communautés et solitudes
Communautés et solitudes
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Dans ce troisième tome de La vie d'Oru, héros désabusé, les fugitifs, continuant leur voyage, se dirigent vers les terres de Mefeir; mais, quoique les soldats qui ont détruit leur village ne soient plus à leurs trousses, traverser le royaume de Sah n'est pas sans danger pour eux, car le Destin se plaît à leur susciter de nouveaux ennemis, humains et surnaturels, et de nouveaux obstacles; et quand, après la mort de l'un d'eux, ils doivent aller à Popahuakan, capitale de la Mefeir, où d'ailleurs le souverain passe son temps à se débaucher, ils trouvent qu'une guerre civile est prête à y éclater. Heureusement le Destin ne dédaigne pas, en revanche, de leur ménager des rencontres favorables, et même des secours merveilleux.
Le royaume marchand de Kahi qui a beaucoup d'influence en Mefeir espère s'approprier la forêt d'Ellaris et devient de plus en plus entreprenant dans le Sud; mais la république de Sesheng, sa rivale, y a noué aussi des relations avec plusieurs Puissants et l'un de ses envoyés est déjà sur les bords de la Forêt.
Pour Oru, qui voit avec horreur qu'il éprouve un plaisir grandissant à faire mourir ses ennemis, il ne désire rien plus que de purifier son âme; et son autobiographie, où se mêlent prose et poèmes, nous témoigne que le jeune homme, aspirant tantôt à fuir le monde, tantôt à le changer, tantôt accomplissant avec enthousiasme son devoir de chef des Elleïres, et tantôt le faisant avec répugnance, successivement déterminé et incertain, sociable et solitaire, cherche à concilier les deux personnes qu'il y a en lui.
Le royaume marchand de Kahi qui a beaucoup d'influence en Mefeir espère s'approprier la forêt d'Ellaris et devient de plus en plus entreprenant dans le Sud; mais la république de Sesheng, sa rivale, y a noué aussi des relations avec plusieurs Puissants et l'un de ses envoyés est déjà sur les bords de la Forêt.
Pour Oru, qui voit avec horreur qu'il éprouve un plaisir grandissant à faire mourir ses ennemis, il ne désire rien plus que de purifier son âme; et son autobiographie, où se mêlent prose et poèmes, nous témoigne que le jeune homme, aspirant tantôt à fuir le monde, tantôt à le changer, tantôt accomplissant avec enthousiasme son devoir de chef des Elleïres, et tantôt le faisant avec répugnance, successivement déterminé et incertain, sociable et solitaire, cherche à concilier les deux personnes qu'il y a en lui.
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